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Vitre cassée en location : qui paie, le locataire ou le propriétaire ?
· 6 min de lecture · Vitrier Habitat
En bref : Le décret n° 87-712 du 26 août 1987 classe le remplacement des vitres détériorées parmi les réparations locatives. La charge peut toutefois différer selon l'origine du dommage et les exceptions légales ; prévenez le propriétaire et vérifiez votre assurance avant de conclure qui doit payer.

Ce que dit le décret sur les vitrages
La liste des réparations locatives annexée au décret n° 87-712 du 26 août 1987 mentionne, pour les vitrages, la réfection des mastics et le remplacement des vitres détériorées. Le remplacement d'un carreau abîmé peut donc relever de l'entretien à la charge du locataire. Cela ne signifie pas que toute casse, dans n'importe quelle circonstance, doit nécessairement être réglée par lui.
Distinguez la réparation et la cause du dommage. Une casse liée à la vétusté ne pose pas la même question qu'une vitre détériorée par l'occupant. Gardez les éléments qui expliquent les circonstances.
Les exceptions prévues par la loi
L'article 7, d, de la loi du 6 juillet 1989 prévoit des exceptions lorsque les réparations locatives sont occasionnées par la vétusté, une malfaçon, un vice de construction, un cas fortuit ou la force majeure. Ces termes ont une portée juridique : une fenêtre ancienne n'est pas, à elle seule, la preuve que toute casse relève de la vétusté. Un constat de l'état du support peut aider à documenter le problème.
Si vous suspectez un défaut de la menuiserie, décrivez-le sans affirmer une cause certaine avant examen. Un cadre qui force, un vitrage déjà fissuré ou des réparations anciennes méritent d'être signalés. Le devis du vitrier décrit la prestation envisagée ; il ne remplace pas une appréciation juridique de la responsabilité. En cas de désaccord, demandez conseil à un interlocuteur compétent en droit du logement.
- Vétusté : documenter l'état antérieur et l'usure constatée.
- Malfaçon ou vice de construction : conserver les observations utiles.
- Cas fortuit ou force majeure : ne pas qualifier seul l'événement.
- Origine incertaine : exposer les faits au propriétaire et à l'assureur.
Le fait d'un tiers demande une distinction
L'article 7, c, de la même loi traite des dégradations et pertes survenues pendant le contrat. Il prévoit notamment une exception si le locataire prouve le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement. Cette précision compte : il serait inexact d'écrire que tout dommage causé par n'importe quel tiers dispense automatiquement le locataire de payer.
Une effraction ou un vandalisme doit donc être décrit avec ses circonstances et ses justificatifs. Prévenez les autorités compétentes lorsque la situation le justifie et conservez le document établi à cette occasion. Informez également le propriétaire. La qualification du dommage, l'identité éventuelle du responsable et les garanties d'assurance peuvent intervenir dans le traitement du dossier, sans permettre au vitrier de décider à lui seul de la charge finale.
Prévenir le propriétaire avec des informations factuelles
Signalez la casse dès que possible au propriétaire ou au gestionnaire, en indiquant la pièce, l'ouverture concernée et l'état des lieux. Envoyez des photos prises à distance si cela ne présente aucun risque. Expliquez si une fermeture provisoire paraît nécessaire, notamment lorsque la fenêtre ne protège plus le logement ou que des morceaux restent suspendus.
Demandez comment organiser la suite et conservez les échanges écrits. Il ne faut pas confondre l'urgence de protéger les personnes avec la décision sur la répartition des dépenses. Une mise en sécurité peut être nécessaire avant que le dossier soit entièrement éclairci. Faites préciser les prestations proposées et évitez de commander une amélioration de la fenêtre en la présentant comme un simple remplacement à l'identique.
Les informations à transmettre
- La date du constat et les circonstances connues.
- Des photos de l'ouverture et de la menuiserie.
- Le besoin éventuel d'une fermeture provisoire.
- Le devis et les questions restant à vérifier.
L'assurance habitation peut-elle intervenir ?
L'assurance peut prendre en charge un bris de glace si le contrat le prévoit et si le sinistre entre dans les conditions de garantie. Vérifiez les vitrages couverts, les exclusions, la franchise éventuelle et les justificatifs à fournir. Une assurance habitation ne signifie pas automatiquement que toutes les fenêtres ou toutes les causes de casse seront indemnisées.
Respectez le délai de déclaration prévu au contrat et demandez si un accord ou un examen préalable est nécessaire avant le remplacement. Gardez le devis, la facture détaillée, les photographies et les échanges avec le propriétaire. Un remboursement éventuel ne règle pas toujours, à lui seul, la question juridique de la responsabilité : ce sont deux sujets à distinguer pour éviter les malentendus.
Faire établir un devis adapté au vitrage
Le vitrier doit vérifier les mesures et le type de verre, puis examiner si la menuiserie peut être conservée. Indiquez qu'il s'agit d'un logement loué et précisez qui organise l'intervention. La mise en sécurité est de 250 à 500 € selon les mesures, sur devis ; le simple vitrage remplacé est à partir de 150 € selon les mesures. Le double vitrage reste sur devis.
Les sources officielles sont liées ci-dessous : consultez le décret pour la liste des réparations et l'article 7 pour les obligations et exceptions. Ces repères ne remplacent pas l'étude de votre situation. Vitrier Habitat peut préparer un devis de remplacement ou de mise en sécurité, à transmettre au propriétaire et à l'assureur, sans annoncer de remboursement ni attribuer une responsabilité non établie.